Entendez-vous la belle musique qui nous vient du poste ?
Un zeste de Ray Charles& Natalie Cole.
Je nous vois la, avec nos genoux cagneux, notre jeunesse hasardeuse, nos cheveux savamment décoiffés et nos mépris des convenances. On a même pas la vingtaine.
Vous allez rire, mais j'ai égaré ma vertu.
Fermons les yeux et damnons nous en secret.Il ferait bon danser sous des platanes aux ecorces gravés.
C'est pourtant simple. Tu prends ton monde tel qu'il est. Puis tu lui fous la gueule par terre. Histoire de passer le temps.
Tu as abusé comme une vulgaire boulimique dans une chocolatrie.
D'antidéps, de vie, de bouffe, de cul. Te voilà désabusée, blasée.
Tu es ce que tu crois être, et il n'y a rien de pire. Cette façon d'être nostalgique de ce que tu n'as pas vécu, de n'écouter que de la bonne vieille musique sans jamais prêter l'oreille sur ces merdes que sont
la nouvelle vague. Tu es la pire des pétasses en leggins et des goths
nourris au miel pops.
La pire princesse des rues au foulard Galliano, la pire poubelle ambulante
qui n'attire que des déchets, des pommés rouillés.C'est pour ça que je t'en veux, toi qui a tout fait, tout vu,
tu en es devenue la plus ordinaire des filles de ton âge, alors que dans ton esprit
c'est l'orgasme, le meilleur de ce que
l'immagination peut donner à jeun.
All of the boys and the girls here, in Paris. Sing to the night without sight, but with madness.
Kids in the street drinking wine, on the sidewalk.
Give me your glass, its your last, you're too wasted.
Or get me one too, 'cause I'm due any tasting.